La mobilité articulaire

La souplesse : c’est la capacité de l’ensemble musculo-tendineux à permettre une grande amplitude ostéo- articulaire. Elle est donc une composante de la mobilité, terme plus générique qui intègre la notion de laxité.

L’amplitude maximale d’une articulation peut être obtenue par :

  • La limite capsulo ligamentaire :par exemple lors de l’extension du genou avec la mise en tension des ligaments croisés et latéraux.
  • La limite musculaire : Exemple , l’extension du genou et la flexion de la hanche avec la mise en tension des ischio-jambiers.
  • La limite osseuse : Exemple extension du coude et de la butée olécranienne
  • Le contact des masses musculaires : Exemple la flexion du genou et le contatc des mollets contre les ischio jambier.

De part ces différents paramètres, on constate que le coach se doit de connaître la physiologie articulaire pour effectuer un travail précis sur le gain de mobilité en fonction du pratiquant. (âge, sexe, etc ).

En effet s’il est intéressant d’améliorer la souplesse des muscles qui limitent l’amplitude articulaire d’un « lifteur », il ne faudra en aucun cas étirer les systèmes capsulo-ligamentaires (dont la fonction est de limiter l’amplitude des articulations et de les stabiliser); ce qui à long terme pourrait augmenter les risques traumatiques comme les sub luxations récidivantes, fréquentes chez la danseuse.

Les étirements sont des outils permettant d’améliorer la souplesse. Par ailleurs, ils permettent également une prise de conscience du corps en réveillant la vigilance au niveau des articulations préparant ainsi le pratiquant à se protéger dans des positions extrêmes. (Comme le squat ou le soulevé de terre en sumo très large ou le développé couché en hyper-extension vertébrale).

Abordons et décrivons maintenant les mécanismes physiologiques élémentaires permettant au coach d’adopter des méthodes d’étirements adaptées ainsi qu’une pédagogie pertinente.

Si l’on compare le muscle à un modèle mécanique, on peut le décomposer en :

  • Une composante passive représentée par le tissu conjonctif
  • Une composante passive représentée par les tendons
  • Une composante active représentée par les sarcomères

Il sera donc nécessaire que la composante active soit la plus relâchée possible si l’on souhaite pratiquer des étirements sur la composante conjonctive.

La pratique des étirements sera donc tributaire de l’état tonique du muscle considéré. Les fuseaux musculaires sont des mécano-récepteurs fusiformes situés en parallèle de la fibre musculaire. Ils sont sensibles aux variations brutales de la longueur du muscles et aux étirements. Ils transmettent par voix afférente l’information jusqu’à la moelle épinière (synapse excitatrice).

Pendant un étirements brutal, le F.N.M.sollicité envoie par voix réflexe un influx nerveux jusqu’au moto neurone alpha du muscle qui va se contracter. C’est le réflexe myotatique.

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réflexe myotatique explication

réflexe myotatique inverse

Le tonus musculaire est engendré par la formation réticulée activatrice (donc dépendant du niveau d’activation du prétendant ) par l’intermédiaire d’une synapse excitatrice avec le moto neurone gamma, lequel par voie efférente, envoi un influx au niveau des fibres intra- fusales ( F.N.M) qui se contractent, provoquant l’étirement du F.N.M.

Ce dernier envoi alors un influx par voie afférente provoquant ainsi la contraction concentrique du muscle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Que manger pour se sentir bien donc performant #1

Chez les sportifs, la diététique a un triple intérêt :

  • Elle peut éviter les contre-performances.
  • Elle peut améliorer l’endurance lors de l’effort.
  • Elle peut permettre une récupération rapide après l’effort.

Actuellement, le sport est au goût du jour, sa pratique s’intensifie comme si les gens prenaient conscience d’un besoin d’activité physique dans leur univers de sédentarité croissante.

Plus de la moitié des adeptes d’un sport pense qu’il faut observer des habitudes alimentaires spécifiques sans savoir tout à fait lesquelles.

Bien sûr, il ne suffit pas de s’alimenter correctement pour devenir un champion, mais une éducation nutritionnelle bien comprise permet à chacun de s’épanouir, d’être en bonne santé, en d’autres termes, d’avoir la forme. Le but de cet article et de ceux qui suivront est d’informer sur les possibilités qu’offre la diététique quant au maintien d’une certaine condition physique. Elle permet une adaptation du mode d’alimentation tout en respectant les goûts et les traditions de chacun. Souvent la diététique est synonyme de privation (le mot régime fait frémir!…) ; c’est sans doute la raison pour laquelle beaucoup de sportifs ne s’y intéressent pas (d’autant qu’il s’agit d’hommes pour la plupart…). Pour coachsvaltorta, diététique est synonyme d’équilibre et de variété.

Les besoins nutritionnels seront différents en fonction des individus, des conditions, de l’activité physique pratiquée. Il est cependant important de rappeler les principes de base utiles à tous, mais aussi, et c’est le but essentiel de ces articles, de répondre aux différents problèmes qui peuvent se poser aux sportifs selon leur discipline, leur niveau, et le type de performance qu’ils auront à accomplir.

Les habitudes alimentaires sont si profondément enracinées dans la personnalité humaine et dans les traditions socioculturelles que la complexité d’un processus éducatif visant tant soit peu à les modifier apparaît en toute évidence. L’adaptation est nécessaire du fait qu’il s’agit d’un changement non pas à court terme mais à long terme. C’est un processus qui n’est pas facile ; d’où la nécessité d’une bonne compréhension des avantages d’un tel changement et de la meilleure adaptation des principes diététiques pour chacun. Il faut avant tout respecter la liberté individuelle, la liberté de choix, n’être jamais contraignant ni « moralisateur »… Il faut éviter de culpabiliser en se disant : « je me fais plaisir en mangeant, c’est un péché. » Il faut s’informer afin de mieux s’éduquer. C’est une forme de pédagogie.

 

 

Le role du sport dans le processus d’amaigrissement

Comprendre l’équilibre énergétique

 Le problème du surpoids provient d’un déséquilibre entre les apports énergétiques et

les dépenses énergétiques. Il s’agit des deux composantes de ce que l’on appelle l’équilibre

énergétique. Lorsque les apports et les dépenses sont égales, alors on est à l’équilibre – le

poids est stable.

Une personne en surpoids a été en déséquilibre énergétique pendant un certain temps, et a

emmagasiné des réserves d’énergie sous forme de graisse. Les apports étaient supérieurs aux

dépenses et le corps en a profité pour stocker cette énergie en trop.

On peut créer un déséquilibre inverse pour maigrir et atteindre un poids qui nous convient, et

stabiliser ensuite son poids sans difficulté puisque le corps a tendance à la stabilité de lui-

même (c’est l’homéostasie). Pour maigrir sainement il faut d’abord comprendre les deux

composantes de l’équilibre énergétique.

Les apports énergétiques

Les apports énergétiques sont la nourriture que vous donnez à votre corps à chacun

de vos repas ou de vos encas. L’alimentation représente la totalité des apports énergétiques

– c’est quelque chose d’évident.

La plupart des gens en revanche ne se rendent pas compte de l’impact de l’alimentation sur

leur propre corps. Ce n’est que lorsque l’on se prive que l’on commence à comprendre à quel

point la nourriture est indispensable à la survie. Car sans apports énergétiques le corps

souffre.

On subit d’abord la sensation de faim, qui est le premier signal de détresse envoyé par votre

corps pour vous alerter. Puis après 2 à 3 jours de privation la fatigue s’installe, elle deviendra

de plus en plus pesante au fil des semaines, et si on ne mange pas de nouveau rapidement

alors on développe des maladies graves (les organes cessent de fonctionner) et on peut même

en mourir.

Les apports énergétiques et l’alimentation sont indispensables à la survie. On mange plusieurs

fois par jour pour donner à son corps tout ce dont il a besoin, et éviter la faim, la fatigue et les

maladies. Les apports énergétiques réguliers permettent de rester en bonne santé.

 Les dépenses énergétiques

Les dépenses énergétiques c’est l’énergie que votre corps utilise pour fonctionner

normalement. Il existe deux grandes catégories de dépenses énergétiques : les actions

automatiques de votre corps pour survivre, et les actions volontaires – que vous décidez

d’entreprendre.

Les dépenses énergétiques dues à la respiration, aux battements du cœur, et à toutes les

autres actions automatiques de votre corps sont ce que l’on appelle le Métabolisme Basal

(abrégé MB).

Les dépenses dues aux actions volontaires, comme le fait de marcher pour se rendre au travail

ou de faire du sport, sont ce que l’on appelle les dépenses supplémentaires : elles viennent

s’ajouter au métabolisme basal.

La plupart des gens aujourd’hui connaissent l’existence du MB (métabolisme basal), et savent

que l’on peut augmenter ses dépenses énergétiques en pratiquant un sport. En revanche ce

que la majorité ignore c’est que le MB est beaucoup plus important que les dépenses

volontaires.

Votre corps est constamment en train de travailler. La respiration et le travail constant du

cœur pour faire circuler le sang n’est que la partie visible de l’iceberg. Sous la surface votre

corps entier et la majorité de vos cellules travaille en permanence.

Vos organes tels que le foie, le cerveau, les reins et le cœur représente plus de 60% de l’énergie

dépensée chaque jour par votre corps. Tout cela se fait sans aucune action requise de votre

part : vos organes fonctionnent automatiquement.

Toutes ces actions combinées demandent beaucoup d’énergie, et c’est la raison pour laquelle

le MB représente la dépense énergétique principale de votre quotidien.

Le MB c’est l’équivalent, chaque jour, de 2 à 3 heures de sport intensif. En d’autres mots votre

corps fait déjà 2 à 3 heures de sport et cela tous les jours sans que vous ayez à lever le petit

doigt. Vous pouvez calculer votre métabolisme basal pour vous rendre compte par vous-

même de la quantité d’énergie qu’il représente.

L’impact du sport sur les dépenses énergétiques

Le métabolisme basal est la principale dépense énergétique de notre corps. Le MB c’est

l’équivalent de 2 à 3 heures d’activité physique chaque jour, et le sport a donc un impact très

négligeable sur l’amaigrissement. Le sport est utile mais pas dans les proportions auxquelles

on pense.

Pour augmenter ses dépenses énergétiques journalières de 30 à 40% il faudra pratiquer un

sport intensif pendant 1 heure chaque jour et sans interruption. Et si on décide de se réserver

le weekend pour se reposer, alors cela devient 1h30 de sport chaque jour de semaine.

Pour dépenser autant de calories avec le sport qu’avec son métabolisme basal, il faudrait faire

plus de 2 heures de sport intensif chaque jour. Ce rythme sportif est insoutenable pour le

commun des mortels, et seuls les athlètes de haut niveau et les sportifs professionnels

pourront s’entrainer aussi longtemps et aussi régulièrement.

Un objectif plus réaliste pour des personnes comme vous et moi sera de s’entrainer 4 à 5

heures par semaine, soit jusqu’à 1 heure de sport du lundi au vendredi, ou 45 minutes par jour

si l’on s’entraine aussi pendant les weekends.

Le sport prend beaucoup de temps et n’augmentera pas les dépenses énergétiques totales de

beaucoup. Le métabolisme basal reste la dépense énergétique principale pour les sportifs

occasionnels comme pour les sportifs de haut niveau.